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photo : Denis PARRA
Textes : Gérard Dal-pra

 

Le Siège de SOYONS par MONTMORENCY

 

Plan de la bataille
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Soyons. Occupé par Brisson en 1627, les fortifications ont été fort augmentées. Les deux tours jumelles ruinées ont été restaurées. Le village est pris en 1628 par le prince de Condé. III est miné, les fortifications rasees.
En août 1628 le protestant Chabreilles reprend Soyons par surprise. Le village n'est pas rebâti mais il en relève les défenses. Un rempart de terre entoure les tours jumelles et rejoint la falaise vers la tour nord et la tour sud. Les défenses les plus puissantes sont au sud.
La place est confiée au sieur de Chambonnet, ex-gouverneur de Vals, neveu de Chabreilles. La garnison comprend 200 hommes des Boutières.
5 avril. Petit combat d'approche. En fin de journée Soyons est bloqué par Normandie et Phalsbourg au nord et au nord-ouest, entre Pierrette et le Rhône, leurs postes avancés bordent le ruisseau de Trêves. Picardie est au sud, ses avant-postes sont à la côte 246. Lestranges est aussi au sud mais vers le Rhône. Le duc de Montmorency est au quartier de Picardie. La cavalerie bivouaque en Phalsbourg et P icardie.
6 avril. Travaux d'approche, cheminement dans le cours du ruisseau de Trêves au col, gabionnage au sud par Lestranges, sur l'emplacement de la carrière actuelle.
8 avril. Les trois canons sont hissés et mis en batterie en deux jours à la côte 246. Sous la protection de leurs feux les travaux continuent.
9 avril. Sortie des assiégés et attaque des ouvrages au col et aux ouvrages de Lestranges qui sont pris. Coté catholique 3 officiers tués et 60 à 80 hommes hors de combat. Contre-attaque et reprise des ouvrages par les compagnies de soutien.
il avril. La brèche est jugée praticable , l'assaut est imminent. Dans la nuit très obscure, Chambonnet, jugeant la partie perdue abandonne la place avec ses hommes et grâce à leur connaissance du terrain, passent entre les lignes catholiques du côté nord vers le confluent du ruisseau de Trêves et de son affluent et gagnent sans encombre les Boutiêres.
12 avril. Montmorency occupe la place et la fait complètement raser. Les paroisses du Dauphiné sont appelées, par ordre, à ce travail.


Le Conservateur


(daprès Jean Favre "3 campagnes en Vivarais 1628-1629" imprimerie M.Leconte, 43 rue Cherchell ; Marseille 1928)

Rassemblement à la Voulte, sous les maréchaux de camp de Biron et de Montréal, des régiments de Picardie, Normandie, Phalsbourg et Lestranges, des gendarmes et des gardes de Montmorency et de son artillerie, soit infanterie 4.400 hommes, cavalerie 120 chevaux et trois canons.